Les dépressions nerveuses en maison de retraite
Et selon une enquête sur le sujet, les femmes présentent une plus grande prédisposition que les hommes. Il est à préciser que 33 % des pensionnaires des Ehpad ou établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes souffrent de dépressions nerveuses (source : Drees, ministère de la Santé, 2006).
Cela est un constat très alarmant, car vu les tarifs d’une maison de retraite actuels, un meilleur suivi des résidants devrait être fait.
La dépression et ses conséquences
· La dépression
La dépression nerveuse est une pathologie se manifestant par une tristesse, une perte d’intérêt pour toute chose ainsi qu’une baisse d’énergie sans raison apparente.
Les seniors présentant des signes de dépression sont également sujets à une diminution de leur estime de soi, ressentent une culpabilité non fondée, à qui viennent s’ajouter des idées morbides et de suicide. Ces derniers symptômes étant les plus dangereux, donc une prise en charge du résidant doit être rapidement effectuée. La différence de cette maladie avec la déprime, c’est que l’humeur noire de la personne âgée ne varie pas, elle est constante même au fil du temps et des évènements de sa vie.
C’est pour éviter tout cela que certaines résidences proposent les services d’un psychologue dans leurs prestations. Selon la structure d’accueil, la présence de ce professionnel peut influer sur les tarifs de la maison de retraite ou pas.
· Ses conséquences
Même si les personnes qui passent aux actes (suicide) ne sont pas nombreuses, une tentative ratée peut quand même entraîner de fâcheuses conséquences pour un senior.
Les symptômes de la dépression
Même si les éléments déclencheurs varient d’un cas à l’autre, les symptômes d’une dépression sont presque toujours les mêmes. Et ils doivent être présents quotidiennement et durer au moins 2 semaines pour être considérés comme étant des signes de cette maladie.
Les symptômes les plus courants étant la tristesse, des troubles de l’appétit, des troubles du sommeil, difficultés de concentration, idées noires.
Le degré d’une dépression, est défini par la nature de ses symptômes et par son intensité. Un établissement à pour devoir de desceller les moindres signes avant même qu’une crise ne se présente, cela pour réduire l’impact de cette pathologie sur la vie des personnes âgées. Sachez que certaines familles de pensionnaires ne poseraient aucun problème à ce que les tarifs d’une maison de retraite soient revus à la hausse pour un meilleur suivi donc une meilleure prévention pour leurs parents.
Les traitements d’une dépression et leurs effets secondaires
Les principaux traitements de cette maladie en résidence sont généralement un accompagnement psychologique (par le psychologue de l’établissement) ainsi qu’un possible traitement médicamenteux.
· La psychothérapie
C’est un traitement dont l’objectif est de soigner par le biais de moyens psychologiques.
Elle se présente sous forme d’entretiens réguliers avec un psychothérapeute.
La durée d’un traitement peut aller de quelques mois à quelques années et c’est pour cela qu’une partie ou la totalité des tarifs d’une maison de retraite grimpe parfois. En effet, la résidence se doit d’amortir le coût de la présence d’un ou de plusieurs professionnels dans ses locaux.
· Les effets indésirables de ses médicaments
Les cas de somnolence et de vertige font partie des effets indésirables que les psychotropes et autres antidépresseurs peuvent apporter.
Les risques de surdosage et de dépendance sont également à prendre en compte et la dépendance est également un des revers du traitement médicamenteux.
Etant donné les tarifs qu’une maison de retraite peut parfois pratiquer, il est normal que certaines familles demandent à ce que l’emploi de médicament pour soigner ses proches soit suivi de près.
