Le travail de chauffeur d'autocars

Si l’idée de faire carrière en tant que chauffeur d’autocars vous traverse l’esprit, sachez que le métier est peu conciliable à une vie de famille. Mais si vous persistez dans votre idée, le texte qui suit va vous éclairer sur les points qui vous paraissent flous.

Un métier peu compatible à la vie de famille

Il ne faut pas nier que les liens familiaux déjà fragiles risquent encore plus de s’étioler, si vous exercez le métier de chauffeur d’autocars. Certains aspects du métier minent la vie familiale, à cause des absences fréquentes des concernés ou à cause de leur rentrée tardive.

Effectivement, un chauffeur doit souvent s’absenter de chez lui (une semaine ou plus), selon le contrat qu’il a passé avec son employeur. Cet état de choses ne facilite guère pas la stabilité de sa vie de famille.

C’est pourquoi les compagnies d’autocars préfèrent plutôt engager une personne qui n’a pas encore de charge familiale, majoritairement des jeunes. Elles relèguent au second plan les personnes qui ont des obligations parentales ou matrimoniales qui les retiennent. Notons toutefois que beaucoup de familles ont su s’adapter à ce genre de situation, qui demande beaucoup de compréhension de part et d’autre.

Le salaire d’un chauffeur d’autocars

Malgré les problèmes engendrés par les contraintes familiales, le métier de chauffeur d’autocars rapporte généralement gros, car un salaire va de 1 200 à 2 000 euros, plus les suppléments. Néanmoins, tout est fonction du type de transport qu’il fait : tourisme, transports scolaires…

Par exemple, un chauffeur qui fait du transport touristique touche 1 700 euros nets par mois, à condition qu’il remplisse une semaine de travail de 40 heures. Avec les heures supplémentaires, une paie peut monter jusqu’à 2 000 euros, mais ce montant dépend des accords qu’il a signés avec son employeur lors de son embauche. Notons que ce salaire peut s’obtenir après de 200 heures de travail le mois.

Le profil adapté au chauffeur d’autocars

Pour être chauffeur d’autocars, il faut au moins :

-         être en possession d’un permis D ainsi qu’un permis de catégorie B, généralement demandés lors de l’entretien d’embauche ;

-         il faut également avoir une connaissance (même basique) de l’utilisation des différents appareils se trouvant à bord de l’autocar (exemple : guidage par sattellite, chronotachygraphe…) ;

-         maîtriser au moins une langue étrangère (surtout l’anglais) ;

-         avoir des notions de mécaniques, pour ajouter plus de poids au dossier de candidature ;

-         avoir un état de santé satisfaisant, ainsi que des antécédents médicaux acceptables, autant de facteurs qui jouent en faveur du candidat. Sachez qu’une compagnie de transport hésite à engager un chauffeur d’autocars souffrant de problèmes cardiaques ou qui a un fragile équilibre nerveux, alors que la vie des passagers est entre ses mains.

Quels diplômes avoir en main pour prétendre à ce métier ?

Pour prétendre à ce métier, en plus de son permis B et D, un futur chauffeur d’autocars doit :

-         avoir un CAP d’agent d'accueil et de conduite routière, transport de voyageurs, tout ça lui ouvre les portes du secteur ;

-         avoir suivi une formation initiale minimale obligatoire ou FIMO ;

-         être en possession d’un CAP ou d’une attestation de FIMO qui garantit aux futurs employeurs sa connaissance, et donc son respect des consignes de sécurité routière et des règles régissant le métier de chauffeur d’autocars.

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