Education au Canada
Le rôle du gouvernement fédéral dans le domaine de l’éducation ne peut être minimisé. Tout d’abord, il assure une partie des coûts de l’enseignement post secondaire, de la formation des adultes, de l’enseignement des deux langues officielles.
L’éducation est un moyen d’améliorer l’individu et la société.
En effet, elle vise essentiellement à donner aux personnes concernées d’une part la possibilité de se former et de se perfectionner et d’autre part à doter la société des compétences qui lui sont nécessaires pour évoluer au mieux de ses intérêts.
Ce double souci de perfectionnement mais aussi de démocratisation c'est-à-dire de permettre au plus grand nombre de bénéficier des services d’éducation a permis sans aucun doute d’élever le niveau d’instruction des Canadiens.
En effet, 99% des adultes sont scolarisés et parmi la tranche d’âge de 25 à 64 ans, 43% ont eu accès à l’enseignement post secondaire.
Et dans un grand nombre de pays, on a constaté que les progrès économiques, politiques, culturels ou scientifiques sont dûs en grande partie à l’éducation à la fois élitiste mais également démocratique
Le système éducatif canadien tel qu’il est maintenant est fondé sur ces deux objectifs, apparemment indissociables
L’organisation du système éducatif :
Au Canada, de par la Constitution, l’éducation est de la responsabilité des provinces et territoires et le rôle du gouvernement est essentiellement de fournir un financement additionnel.
Aussi, il n’y a ni Ministère fédéral de l’éducation ni politique générale commune en la matière mais il y a autant de politiques d’éducation qu’il y a de provinces et de territoires. Il est vrai que ces politiques d'éducation ont beaucoup de similitudes, même si elles reflètent nécessairement les particularités géographiques, historiques et culturelles de chaque province ou territoire intéressé.
Au niveau de la province, le Ministère de l’éducation dirigé par un Ministre élu, fixe les normes, établit les programmes d’études et alloue des subventions aux établissements d’enseignement. Le Ministère délègue la responsabilité de la gestion de l’enseignement primaire et secondaire à des commissions ou à des conseils locaux, dont les membres sont élus.
Ces organismes établissent les budgets locaux, recrutent le personnel enseignant, déterminent avec celui-ci les conditions de travail et élaborent les programmes scolaires en fonction des directives provinciales.
L’enseignement primaire et secondaire :
Les enfants canadiens sont tenus de par la loi de fréquenter l’école à partir de 6 à 7 ans jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans. Pour respecter cette disposition, l’enseignement est dispensé gratuitement à tous les élèves des écoles publiques primaires et secondaires.
Actuellement, près de cinq millions de jeunes fréquentent les écoles publiques canadiennes.
Enseignement primaire
Dans certaines provinces, les enfants peuvent entrer à la maternelle à l’âge de 2 ans avant de débuter dans l’enseignement primaire à 6 ans.
Le programme scolaire est conçu de sorte qu’il donne aux élèves un enseignement de base particulièrement dans des matières telles que la langue, les mathématiques, ..., tout en les initiant aux arts et aux sciences.
Enseignement secondaire :
Elle comporte deux volets. Le premier prépare les élèves à poursuivre des études universitaires et la deuxième pour suivre une formation post secondaire dans un collège communautaire ou dans une institution de technologie, voire pour le marché du travail
Des programmes spéciaux ont été mis en place pour les élèves qui sont incapables de terminer un programme régulier d’études.
Dans la plupart des provinces, chaque établissement scolaire prépare et organise ses propres examens actuellement. Néanmoins, certaines provinces exigent des élèves qu’ils réussissent un examen de fin d’études secondaires dans les matières clé avant de suivre les étapes post secondaires.
L’entrée à l’université peut dépendre à la fois des cours suivis et des notes obtenues dans l’enseignement secondaire.
Les autres écoles :
Les parents qui veulent offrir à leurs enfants un enseignement autre que celui dispensé dans des établissements publics peuvent choisir soit les écoles privées soit les écoles séparées ou confessionnelles.
Pour certaines provinces, la législation permet la création d’écoles dites séparées, c'est-à-dire de confessions religieuses. En majorité catholiques, ces écoles, dont les effectifs représentent en 1995 25% des jeunes inscrits dans les établissements publics, offrent dans quelques provinces, outre un enseignement religieux, un programme complet d’études allant de la maternelle au secondaire.
Actuellement, plus de 200.000 élèves fréquentent des écoles privées ou indépendantes. Ils peuvent choisir parmi une large gamme de programmes, ceux conformes à leur religion, leur langue ou leur niveau scolaire.
La formation des enseignants au niveau de l’enseignement primaire et secondaire :
Le système éducatif de l’enseignement primaire et secondaire emploie près de 300.000 enseignants permanents.
Leur formation professionnelle dure quatre ou cinq ans
Pour obtenir le baccalauréat en éducation, il faut avoir normalement un diplôme universitaire général plus un an d’études en éducation.
Les diplômes d’enseignement sont délivrés par les Ministères provinciaux de l’éducation.
L’enseignement post secondaire :
Comme pour l’enseignement primaire et secondaire, il est de la compétence des gouvernements provinciaux et territoriaux.
Jusqu’à une certaine époque, l’enseignement post universitaire était dispensé essentiellement par les Universités privés, dont un grand nombre rattaché à une religion.
Toutefois, depuis les années 1960, suite à la multiplication du nombre d’inscription dans l’enseignement post secondaire et à une demande croissante en matière de programmes d’études, un réseau d’établissements publics post secondaires non universitaires s’est développé concurremment.
A l’heure actuelle, l’effectif total des étudiants du secteur post secondaire atteint près de un million, qui se répartit entre la centaine d’universités existants et les quelques deux cent instituts techniques et collèges communautaires.
Il faut dire aussi que les substantielles subventions gouvernementales ont contribué à réduire fortement les frais de scolarité, qui ne représentent plus que 11% du coût total de l’enseignement post secondaire.
Quant aux universités, lieux traditionnels des études post secondaires, ils sont fréquentés par environ 500.000 étudiants permanents. Leurs effectifs varient entre moins de 1.000 étudiants à plus de 35.000 pour les plus importantes dont celles de Toronto et celles de Montréal
Les femmes sont bien représentées dans la population universitaire car elles forment plus de la moitié de l’effectif
Les universités sont réputées sur le plan international pour la qualité de leur enseignement et dans le domaine de la recherche
Quelques canadiens ont obtenu un prix Nobel scientifique : G. Banting et JJR Mac Leod en médecine et physiologie en 1923 et G. Hezberg en Chimie en 1971. D’autres sont connus mondialement pour leurs travaux de recherche comme Wilder Penfield en neurologie.
La participation du gouvernement fédéral dans l’éducation :
Il est responsable de l’enseignement de certaines catégories de la population comme les autochtones, les membres des forces armées et les personnes à leur charge, les détenus incarcérés dans les prisons fédéraux.
C’est surtout dans le domaine de l’enseignement post secondaire que les interventions du gouvernement fédéral sont les plus importantes par divers programmes d’aides, de subventions, de prêts ou de bourses aux étudiants de ce secteur, comme le Programme canadien de prêts aux étudiants qui touche trois cent cinquante mille étudiants chaque année ou le programme des bourses d’études canadien du millénaire d’une valeur de 2,5 milliards de $ pour permettre à des jeunes canadiens de suivre leurs études, voire les bourses d’excellence, la subvention canadienne pour l’épargne – études
La formation des adultes :
Elle se manifeste sous diverses formes : programmes d’alphabétisation, d’amélioration des compétences, apprentissage, formations post secondaire, ateliers de travail et formations de courte durée.
Le financement de la formation des adultes fait intervenir le gouvernement fédéral, les provinces et aussi des organismes non gouvernementaux
De nombreux programmes d’éducation des adultes ont été mis en œuvre sur l'initiative du gouvernement fédéral ou l’autorité conjointe des gouvernements fédéral et provinciaux.
Depuis le milieu de années 1980, on assiste à une augmentation de la participation des adultes à des activités d’éducation et de formation.
Les dernières statistiques disponibles sont plutôt anciennes car datent de 1994.
Nombre total des adultes (âges de 17 ans et plus) : 20,8 millions : dont nombre de personnes inscrites à des activités de formation 7,2 millions.
Parmi ces 7,2 millions, le nombre de personnes inscrites à temps partiel est de 5,8 millions et à temps plein de 1,4 millions.
Par ailleurs, au sein de la population concernée, des groupes participent moins que d’autres à l’éducation et à la formation des adultes : les travailleurs des petites entreprises moins que ceux des grandes entreprises, les vendeurs et employés moins que les cadres et professionnels, les diplômés de l’enseignement secondaire moins que ceux de l’enseignement universitaire.
Conclusion :
D’une manière générale, les canadiens croient aux vertus de l’éducation ainsi que l’atteste l’importance des engagements financiers du pays dans ce domaine.
Il y a une relation directe entre la qualité de l’enseignement et la qualité de la vie, entre le niveau d’instruction et le niveau de vie.
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