activité agricole aux Etats-Unis

L’évolution de l’activité agricole aux Etats-Unis

Dès le début, il s’avère crucial de définir l’agriculture. Il s’agit en terme économique, d’une activité faite par l’homme et ayant pour objet de transformer et de mettre en valeur le milieu naturel. L’agriculture a pour destination  les zones rurales, contrairement aux zones urbaines qui sont vouées aux habitations modernes et aux grandes entreprises. Comme tout pays, les Etats-Unis avaient aussi démarré par une activité agricole,notamment dans le Sud de l’Amérique. A l’époque coloniale, les colons y participaient également, mais face à la rareté des terres de bonne qualité qui étaient nouvellement découvertes, les hommes commençaient dès lors à se disputer et à faire la guerre. La crise de 1873 obligeait un grand nombre d’entre eux à abandonner des fermes trop hâtivement construites. De ce fait, des sortes de spécialisations intervenaient dans les différentes régions. Pour l’Amérique du Sud, la grande culture cotonnière était de principe. Par contre le Middle East, appuyé sur les monts Appalaches où l’humidité était assez forte, se spécialisait avec force dans le domaine de l’élevage. C’était pareil pour les plaines de l’Est, où la proximité des grandes villes provoquait une demande accrue sur la consommation de viande. Les plaines du Middle West ayant un climat assez sec, et un sol extrêmement fertile, se lançaient davantage dans la culture de blé et de maïs. Tandis que le coté Ouest très connu sous le nom de Far West, et qui était formé de montagnes, pratiquait à son tour, un mode d’élevage extensif. Enfin, les hauts plateaux dirigeaient leurs activités dans l’élevage de moutons et de bovins, car l’espace était riche en herbe clairsemée. L’activité agricole des Américains se développait par la suite, et le métier de gardien consistait à veiller sur la sécurité du bétail en montant à cheval. D’où le nom de « Cow-boys » qui apparut facilement suite à ce genre de travail.
Dans toute l’étendue des terres américaines, l’agriculture était équipée de moyens modernes, comme les engrais, les machines agricoles et des matériels électriques. Au passage, il est important de souligner à titre informatif que, les Américains Nordistes étaient des capitalistes, qui se lançaient dans la production de matériels industriels, nécessaires à l’amélioration du mode de production des américains sudistes. Les deux parties (le Sud et le Nord) s’entendaient très bien après une longue période de dispute. De même, la relation s’améliorait dès qu’il s’agissait de produire pour le bien de tous les citoyens, notamment dans l’intérêt de tous. De ce fait, par conséquent, l’Amérique se situa en tête des grands pays, pour la production de matériels et équipements agricoles. Beaucoup d’engins et d’appareils comme les « combinés » pouvaient assurer en un seul coup la moisson et le battage des grains.   
Pourtant, tout cela n’éliminait pas l’existence de petites exploitations, notamment dans les régions Est et Nord-Est des territoires américains. Dans ces régions, l’activité agricole se caractérisait essentiellement par l’élevage des bétails, afin d’extraire un maximum de productions de lait, ainsi que de viande. En définitive, les gens issus de ces régions avaient une certaine tendance à pratiquer la culture suivant le mode des Européens, car ils étaient composés d’Irlandais et d'Anglo-saxons. Au-delà, progressivement, l’extraordinaire climat de l’Ouest, qui régnait en Californie, entraînait le développement d’un très grand nombre de vergers.
A partir de ces situations, il est évident d’affirmer que toutes les terres étaient d’une manière systématique mises en valeur. Le paysage agricole des Etats-Unis changeait de façon admirable. Ensuite, les crises de 1890 obligeaient les agriculteurs à améliorer leurs rendements et à produire à plus bas prix. Par ailleurs, grâce à l’aménagement des terres arides de l’Ouest, et à l’intervention du froid artificiel, l’élevage avait fait des progrès remarquables: le troupeau de bovins, qui était au départ au nombre de dix sept millions en 1800, atteignait trois fois ce nombre en 1920. Dans toute la région de la « Prairie », les abattoirs se multipliaient, notamment dans les villes de Chicago, de Kansas-City, de Cincinnati et de Saint-Louis. Les travailleurs, dans le domaine de l’agriculture, entassaient les bétails dans de larges « stock-yard », et une véritable industrie de la viande avait été créée.
 Le machinisme et l’irrigation permettaient d’étendre les surfaces cultivées. La production de blé croissait alors de 150% entre la période de 1879 et 1899, et en même temps, cette culture s’étendait de l’Est vers le Nord-Est; il en était de même pour l’Indiana au Dakota. Dans le Sud, où les grands domaines avaient fait place à une poussière de moyennes exploitations, la récolte du coton dépassait en 1879, celle de 1859 avec une production de 575.000 balles. Ainsi, en 1900, la production atteindrait 9.434.000 balles. En effet, à partir de cette situation, il fut approuvé que les Etats-Unis produisaient la plus grande partie de ce dont ils avaient besoin, et qu'il ne leur manquait que le café, le caoutchouc, le cacao et la soie. Les expériences vécues par les Américains suite aux crises, leur permettaient de rentabiliser leurs production. A partir de cette situation, les agriculteurs s’obligeaient à garantir la sécurité alimentaire, non seulement des humains, mais aussi celle des animaux.           Le développement de l’activité agricole américaine entraînait alors une certaine rénovation, et de ce fait, les Américains arrivaient en premier à établir des chaînes d’activités issues d’une économie agraire, et conduisant par la suite à l’apparition de la filière agroalimentaire. L’évolution du mode de production des Américains ne cessait pas d’apporter de bons fruits, et actuellement, les chercheurs avec les techniciens de haut niveau en matière d’agriculture se lancent, d’une part, dans la production ou l’utilisation des organismes génétiquement modifiés, afin d’augmenter le nombre des productions dans un minimum de temps, tandis que d’autre part, certaines associations d'agriculteurs, soucieux des effets néfastes de cette nouvelle technologie, s’introduisent définitivement dans le respect de la nature et de l’environnement, et pratiquent d’une manière intensive le mode de production sous la forme semis-direct. Ceci afin de protéger les terres qui sont devenues de plus en plus fertiles, dû à l’utilisation d’énormes proportions d’engrais chimiques (azotés) et à l’utilisation de produits phytosanitaires.    
De même, ces agriculteurs américains sont aujourd’hui conscients de leurs actes, et ils s’initient de ce fait à introduire dans le coût de leur production, la valeur intrinsèque de l’environnement. Le fait de pratiquer l’activité agricole conduit à produire simultanément un déchet qui n’était pas internalisé avant. A titre d’exemple, l’utilisation de machines agricoles ne fait que dégrader l’atmosphère, suite à l’émission de gaz carboniques expulsés par le pot d’échappement des engins. A cet effet, ces agriculteurs commencent à être à la fois écologistes et cultivateurs. Ils abandonnent progressivement les techniques plus avancées et se lancent plutôt dans la production de matières ayant un caractère biologique.
En somme, l’activité agricole aux Etats-Unis ne cesse de se développer grâce à l’utilisation optimale de leurs ressources disponibles, notamment le facteur terre qu’ils possèdent en grande abondance.


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